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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 23:19
Le Destin des Passions (Introduction)

G. E. Lessing dans Laocoon dit : « Une figure de femme tenait une bride ; un autre adossée à une colonne, sont des allégories. Mais la Tempérance, la Fermeté, qui comme nous le concevons précisément sont d'abord des valeurs stoïciennes, et ne sont pas chez le poète des allégories, mais seulement des personnifications de concepts abstraits. »

Envisageons en quoi la passion, ainsi que le Pathos sera sa désignation préalable, est davantage une allégorie qu'une personnification. En effet la passion aurait pu se révéler à travers le mythe de Pathos si elle n'avait pas comme complément la raison qui, peu vivante, est trop inespérée pour être droite, d'où l'aliénation plutôt que la personnification de la passion.

De plus cette passion en tant qu'incarnation de la « souffrance jubilatoire » est, à la fois, la facétie, l'espièglerie et la malice, retirées de ce qui fait office de trauma pour le symptôme qui est en lisse pour la stigmatisation de la sensibilité. Et c'est là où elle est plurielle-tendancielle qu'elle s'affirme comme étant une allégorie universelle. Aussi c'est en partant de l'Éros qui est la pulsion de vie mais aussi la tendance érotique, que la passion est un précepte qui génère une motivation symbiotique alors qu'à partir du Thanatos qui est la pulsion de mort mais aussi la tendance narcissique, cette même passion procède d'une délibération délétère. Or cette allégorie virtuelle du Pathos en révèle les attributs symboliques qui sont donc à échéance pulsionnelle.

Je suis donc dans le rapport avec une pensée qui aime l'allégorie par sa plasticité qui la rendrait plus vivante si elle n'était pas – au moins dans la représentation – que figée ; mais dans l'expression, il y a toujours l'élan d'une volonté, - une volonté conséquente, donc ! En fait le Pathos est un symbole vivant qui, même, semble avoir la manie de se recroqueviller en son corps ainsi qu'un phénomène de l'esprit qui l'amende pour lui soumettre son action dans l'impulsion, dans le fait convaincante.

Or cette catégorie des ensembles se joue sur le tableau environnemental où siège le Pathos à ne voir se justifier que son rôle dans une ambivalence des contingences, c'est-à-dire entre la vanité et l'absurdité ; cette première se jouant de cette dernière pour se rendre d'autant plus réductrice ; y eût-il des accidents de diversion patente ?

Mais la réflexion sommaire qui porte le Pathos de l'ingénuité à l'inconséquence, se voit être extradée en trois moments ontologiques de premier ordre ainsi que la culpabilité vire à l'innocence, - « qualité » hypocrite -, l'ignorance se veut le déni de la vérité et enfin la raison produit à partir de ses dérangements, des opportunités de passions en tant que velléités, et des faiblesses d'actions en tant que tentations.

Et comme nous l'avions défini ainsi qu'une « souffrance jubilatoire », le Pathos se joue de la fantaisie des préjugés et déjà nous voilà au sommet d'un art où son interprétation s'occulte dans sa mise en abîme, pour ne laisser de cet étant, qui est la copule préexistant à l'essence de l'être, qu'un jugement naturel à ce qui fait la faculté première d'un être, et de celle-ci l'esprit primordial d'une insidieuse esthétique.

Car il ne faut pas oublier que la beauté intérieure n'est la contrepartie d'un orgueil que là où ce qui le rend émérite n'est que dans la tentative d'élaguer les préjugés là où ses corrélats doivent être tirés au clair au cas où une latence quelconque serait aveugle ainsi qu'une création d'une fiction téléologique se superposerait en quelque sorte à une fausseté inconsciente.

Or cette fausseté inconsciente est bien souvent une prévarication qui s'illustre à partir de savoirs ontologiques où la sagesse demanderait la raison par la vérité là où le scientisme inverse la règle tout en étant calculateur et peu prudent. En effet il faut tirer de cette fausseté ce qui est coercitif pour rendre à la spéculation éminente de l'analyse ce qui ressort de l'esprit libre qui cherche, avant tout, à se juxtaposer entre sa prise de conscience phénoménale et son conatus à la fois physiologique et somatique.

En fait tout cet agrégat se conforme à la personnalité dans une contraction de préjugés qui, dans leur évaluation et leur propension, s'élèvent pour résoudre ces « tracas » de second ordre ainsi qu'il en va aussi des tendances réfractaires à une raison digne de leur nature. Mais si le Pathos est dans l'orgueil ainsi qu'une « souffrance créatrice », c'est que pour lui il ne peut être une finalité de la démesure. En fait si le Pathos sait se rendre complaisant pour tirer les fruits de sa propre condescendance humaniste, il saura s'ouvrir sur une éthique au sens d'une optique où l'intelligence se débridera à partir d'un imaginaire d'une science des plaisirs pour en restituer une émulation d'ordre pratique. Car il faudra envisager toutes les passions sous le dessein d'une « volupté intellectuelle » des sentiments, des émotions, pour parvenir jusqu'aux sensations les plus internes à la conscience de l'être pour se voir inclinées ou déclinées les différentes valeurs symbiotiques ou délétères. Et à partir de là ces valeurs se meuvent jusqu'à l'indéchiffrable fonction rendue par l'illéité, concept que nous allons évaluer selon les remarques de E. Levinas dans Éthique et Infini. Ainsi E. Levinas dit : « Je vais vous conter un trait singulier de la mystique juive. Dans certaines prières très anciennes, fixées par d'antiques autorités, le fidèle commence par dire à Dieu « tu » et finit la proposition en disant « il ». C'est ce que j'ai appelé, dans mes descriptions, l' « illéité » de l'Infini. » Ce qu'on peut et au moins préciser, c'est que ces sensations qui cautérisent cette illéité sont à la fois sous l'enveloppe d'un répertoire sensitif et d'une subsomption conceptuelle, servant à faire des choix par rapport à des registres bien particuliers de la chair. Car cette dernière se voit être investie par un entendement réceptif et transcendant, où si finalement le Pathos n'était qu'égal à lui-même, la raison n'aurait pas lieu d'exister puisque le Pathos en tant que « souffrance jubilatoire » n'aurait plus de motivation pour revêtir ce qui le fait passion en tant qu'émergence à orienter son histoire. Car et en effet la trace qui se fait psychologique et même ontologique est dans la dimension de l'illéité ainsi que E. Levinas dit : « La suprême présence du visage est inséparable de cette suprême et irréversible absence qui fonde l'éminence même de la visitation. »

C'est pourquoi il faut faire du Pathos une assimilation qui ne soit pas scientiste mais tournée vers une objectivation et une régulation des passions dans un comportement où il doit s'évertuer à ne devenir que sa propre dissemblance phénoménologique à se voir tirer au clair le mensonge pour ses positions et la mauvaise foi pour ses exactions.

Aussi quand le Pathos se montre profane c'est en étant laïc et où ses croyances sont loin d'un prosélytisme sur l'authenticité. En effet le Pathos est moins élémentaire que le Cogito préréflexif en ce sens où il sélectionne la liberté du « je pense donc je suis » en le rendant moins univoque, c'est-à-dire en rendant moins archaïque la délibération des passions. De plus cet humanisme est dans les termes d'une adéquation où il lui faut sa liberté dans la contradiction entre la vanité qui est dans la réduction et l'absurdité qui est dans l'estimation et où, dans leur télescopage, elles n'entretiennent que des inférences constructivistes à partir de péroraisons existentialistes. En effet, dire que l'agréable doit joindre l'utile et que l'utile doit joindre l'agréable, ne prononce pas la même inférence dans leur mise en condition. Car si pour J.-P. Sartre il n'y a pas de passion tangible, elle a du moins une part importante pour définir l'inconscience ainsi qu'une mauvaise foi selon le même auteur, et selon une individuation sans monades car socialement interactive.

Aussi ni la res cogitans (la chose pensante, ici l'entendement), ni la res extensia (la chose extensive, ici l'imagination) ne peuvent être dissous à partir d'une pathologie, d'où le manque de crédibilité accordé par J.-P. Sartre à ce qui n'a rien de symptomatique à travers une passion inopérante devant toutes les raisons du monde. Mais remarquons aussi qu'il y a deux forces dans la psyché, le désir et la volonté qui sont respectivement impulsion et répulsion. Ainsi la pathologie est réglée selon deux types de séquence où l'abus Sartrien n'en devient plus qu'un superficiel déni de conscience. Or où l'homme est le projet de sa propre humanité, encore selon J.-P. Sartre et qu'il est responsable de ce qu'il est, alors sa raison même devient coercitive...

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 21:18

Je guettais le silence où tu étais si seule

Et je pris le parti d'aller te déranger

Pour que tu sois novice à vouloir partager

Une danse agréable en un amuse-gueule.


Mais le rythme en était un peu plus casse-gueule

Et c'est pourquoi j'ai dû te faire renverser

Sur une valse où tu ne m'as pas regretté

Ainsi qu'en cet instant je t'ai fait ma filleule.


Et tu m'as dit alors : - la musique est d'argent

Et tu es un artiste et bientôt mon amant !

Alors main dans la main on s'est fait plein de bises...

 

Et depuis ce jour-là plein de résolutions

Nous nous sommes fait à en ravir les chansons

Pour les rendre bien plus de concert aux bêtises !

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28 décembre 2017 4 28 /12 /décembre /2017 12:15

Le mystère au chaos déploie sa vision

Comme sa négation exige en dérision

Un fait en résultat quitte de transcendance

Une théorie où l’œil reste une présence.

 

Qui veut consolider l'artefact en fiction

Ne peut que proférer ce qui fait concision

Mêlant l'obscurité à son cran de lumière

Pour laisser pénétrer la vérité entière.

 

Qui veut créer sans se sentir illuminé

Doit mettre en action le texte dans le sacré

Sans pour autant le rendre alors illégitime

A ce qui en fait de lui un langage ultime.

 

Qui veut se déranger dans l'acte de raison

Ne devrait pas souffrir en-deçà la passion

Et devrait y garder intacte sa mémoire

Qui fait sa liberté un effet plus notoire.

 

Le mystère au chaos en vient à l'extinction

D'un néant par qui est venue en création

Ce que l'humanité a mis dans son visage

Qu'il en soit le reflet du litige en outrage.

 

Si la vision du sage est le désintérêt

Celle du poète en est à son vif attrait

Où le fait de narrer tend à plaider l'orgasme

Là où l’esprit revêt qui hante son fantasme.

 

Là où la perspective a de l'amour le cœur

La lascivité du désir est son bonheur

Ainsi que le plaisir va à la lassitude

Où s'installe un décret oisif de l'habitude.

 

Cependant il y a l'esprit de négation

Qui s'agite et critique et sans interruption

Pour laisser apparaître en un rien parasite

Ce qui se déploie en l'ostentation du rite.

 

Or l'humour noir en est un peu plus que sérieux

Comme sa rhétorique est l’élan séditieux

Qui de la dérision est un aliment sombre

Qui pourtant ne fait pas étalage à son ombre.

 

Pour permettre à l'art de trouver le singulier

Il lui faut égaler en la sincérité

Ce que la transcendance est la catégorie

Qui fait fusionner le semblant avec l'envie.

 

La théorie n'est pas en conspiration

Du jeu avec ce qui met en situation

Même si l'esprit n'est en soi qu'un engrenage

Et dont l'adversité se perd dans le rouage.

 

Que cette vision n’ait aucune prétention

C’est déjà un seuil à une visitation

Qui est le témoin d'une affaire ténébreuse

Qui élude la vie où elle est orgueilleuse.

 

Car notre vie inclut un sens interactif

Où la présence en est l’élan qui rend actif

Enseignant l'artefact qui altère notre être

Que sa fiction amène ainsi à le connaître.

 

Et déjà la lumière éclaire la beauté

Là où la vérité n'est qu'authenticité

Où l'intégrité est en soi la mésestime

Qu'on peut destituer en comblant cette rime.

 

Le préjugé qui en vient à l'illuminé

Est déjà dans le verbe avant même l'effet

Que peut produire l'art d'un ton plus que profane

Ce que l'immaculée en conception émane.

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 22:57

Je me disais : « Si les choses vont mal c'est qu'elles sont nécessairement rivales à mon bien-être ! »

Mais ce que je ne voyais pas dans cette introspection est tout l'enracinement que je mettais dans la réalité. Car comment n'avais-je pas pu le reconnaître lui, le musicien qui était le messager de ce festival où la lumière crue du silence avait ouvert cette brèche dans le néant ? Car c'est surement en cela que je refusais la réalité de mon angoisse à revenir de l'étoile où le fil de l'histoire aurait pu me faire remonter à hauteur de la rive du grand espoir. Mais pour le moment, je me sentais envahi par des images qui me rappelaient que mon âme n'était plus qu'un rappel pour ce musicien de l'imaginaire qui n'avait que science à me faire observer les sensations que le corps imprime à l'esprit. Car j'en ai vu, moi des diablotins dans son genre, qui ne sont là que pour vous tenter là où le désir ne fait plus de vous qu'une proie. Et comme vous ne pouvez pas la plupart du temps faire ce que vous voulez, vous en arrivez à brutaliser ce qui au fond de vous-même est le plus tranquille alors que la méchanceté remplit vos jours et qu'il n'y a pas moyen de revenir en arrière. Moi, je ne me suis pas laissé malmener par ce genre de petit malin au risque de paraître quelqu'un de trop marginal, mais ce que la plupart des gens ne savent pas c'est qu'ils ont souffert le dixième de ce que j'ai vécu et n'ont donc pas appris à mener de front ce qu'est un véritable sentiment d'abandon.

Je le croisais chaque jour sur l'esplanade du silence, ce lieu de rencontre où l'enfer paraîtrait un lieu de repos, là où vous n'avez qu'à vous ressourcer d'une ambroisie que l'on appelle le mal. Or l'esplanade était bien plus que cela. Elle était plus qu'un malaise, presque une nausée de l'entendement où j'étais bien seul à ne pas savoir quoi faire devant l'inspiration vertigineuse que m'apportait ce musicien au venin acéré. C'est dire que je le risquais chaque jour et qu'il ne faisait rien pour me renseigner davantage sur le changement que je devais prospecter à son égard.

Non ! Son seul et unique goût était de me révulser de mon caractère pourtant attentionné. Oui ! J'aurais eu une vraie envie de faire l'amour à une femme et renaître de mes cendres pour enfin avoir la liberté de suffire à mon orgueil d'artiste pas très conformiste mais suffisamment espiègle pour ne plus déplaire à la provocante malice de ce démon.

Car je savais que si je continuais à chercher la légèreté avec ce danseur étoile qui aimait à enfreindre les règles d'une musique si onirique que le fil de sa mélodie renversait les notes d'une manière si chaleureuse qu'il en arrivait à enchanter l'esthétique pour la rendre plus symbolique. Oui !

C'est ça, du symbolisme ! Tel était pour moi le dessein d'une souffrance qui avait besoin de se projeter pour créer. Car dorénavant, j'avais la clef du bonheur où contrecarrer l'inversion. 

J'engendrais enfin le danger de l'immuable.

C'est pourquoi je n'attendis pas que le démon en question me montrât une autre partie de son spectacle où il m'aurait obligé à passer à l'étape suivante.

Et c'est ainsi que je ramenais à mon domaine qui n'était autre que la rive de l'espoir, l'illustration même d'une vitalité faite pour animer ce qui allait être le véritable tournant de ma personnalité...

Où à devenir ce que j'étais au-delà toute imposture de résolution contraire, je finis par conquérir la seule femme que l'enfer n'avait pas rejetée de son royaume funeste. C'est ainsi que nous allions, par la projection même d'un sentiment de partage authentique, œuvrer au changement de perspective pour renaître d'une lumière nouvelle et changer d'endroit pour l'esplanade du silence dont le nom miroitait ainsi que son étoile brillait. 

C'est pourquoi le musicien en question n'allait plus relever la note de sa dispensation à produire une mélodie dont le fil aurait pu dérouter ma compagne, et la ramener sur la rive impitoyable de l'espoir, là où il n'y a aucune commune mesure pour atteindre l'excellence mais un son qui ne sait chanter que le même air infime. Et je crois bien que j'avais muselé le répertoire de notre ami mélomane qui commençait à rougir de sa poésie ! Pour n'en garder que la brutalité déconcertante, pour en oublier la beauté, qui n'avait d'Universel que la séduction acérée, jusqu'à en dévider l'harmonie... Comme d'une blessure dont le sang n'aurait plus ce pouvoir de coaguler, mais de ne purger qu'un néant d'être.  

  

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 15:22

Le poète maudit, que fait-il sacrebleu ?

Est-il en gestation ou se fait-il la malle ?

N'en est-il pas encore à dérober un feu ? 

 

N'a-t-il pas négligé à déposer un râle

Que déjà le village est un lieu pour l'exil

Et que son air naïf en prescrit le pétale.

 

Et le voilà parti vers un port du Brésil

Ou à se retrouver dans un poème à Nice

Où il sait qu'il aura un gain d'espoir viril.

 

Car il voudrait cueillir un aveu de malice

Où le désir de sa belle est un camaïeu

Qui aimé à présenter son art en narratrice.

 

Le pote maudit, que fait-il sacrebleu ? 

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 00:17

Étudions d'abord la rhétorique telle qu'Aristote l'a énoncée. En effet il y a trois niveaux de conception qu'il faut exploiter et que nous rapprocherons de la topique freudienne et qui sont :

Le Logos : c'est le discours rationnel logique et argumenté, apte à persuader. 

Le Pathos : c'est l'émotion, la séduction, le toucher, l'empathie entre l'argumentateur et sa cible.

L'Ethos : c'est la prestance, l'éthique et la réputation de l'orateur destinées à produire une impression favorable sur son public. 

En fait ce sont aussi les trois niveaux de la connaissance de la psyché où le pathos correspond au Ça ou principe de plaisir; le logos correspond au Moi ou principe de réalité; et l'ethos correspond au Surmoi ou principe de moralité, qui est aussi ce qui accède à un au-delà de l'interactionnisme et donc à l'intuition. 

Mais la liberté de la science n'est pas toute la liberté de l'individu comme sans illusions il croit se purger de l'inconnu là où ce dernier le happe de manière inconditionnelle. Or la rationalité du logos fait d'abord figure de conscience sensible et ne saurait s'orienter sans affronter le pathos dont la trivialité ne saurait se dédifférencier sans la conscience intelligible de l'ethos qui est au-delà de la sanction qu'elle pourrait éprouver. 

Tout ça n'est cliniquement pathogène que quand l'ethos reste à l'arrière-plan pour mobiliser les forces régressives qui font de lui un épiphénomène de la censure plutôt qu'une chose en soi distincte. Car l'affabulation du Surmoi est une conséquence directe d'une pensée qui fait de l'esprit une carte à jouer qui ne manifeste que la satisfaction du déplaisir.

C'est pourquoi sur le plan de la morale il y a un passage sur un autre plan plus vertical où l'immanence se défait de la vérité et où la transcendance ce consolide de l'illusion. Cela est toute la pente souterraine où vit le patrimoine représentatif de l'inconscient collectif qui est le rapport de la conversion du négatif en positif. 

Mais comment cette conversion circule-t-elle ? Voici le point de départ de tout schéma ayant pour visée l'interprétation de cette utopie du paradoxe à rendre la réalité déliée de sa propre capacité à se rendre irréelle. Mais c'est surtout le point d'ancrage d'une réversibilité à se rendre manifeste là où la raison vérifie sa ductilité (souplesse) d'appartenance à même la trahison de l'étrangeté du moi sensible ainsi que logos qui se voudrait au sommet de la persuasion dialectique s'il parvenait à aller au-delà de la vanité de ses passions.

En fait les raisons prennent le pas sur les passions puisque ainsi devenues des prétextes, elles perdent de leur rationalité ainsi que J.-P. Sartre disait que "l'homme est une passion inutile", ce qui est d'autant plus vrai que sa vanité fait de sa passion un ordre d'accomplissement inutile. Et il en va ainsi de sa vocation qui est disséminée (décriée) pour n'être finalement occultée que pour asservir une condition qui est la condition sine qua non qui permet de dépasser la difficulté la plus oppressante mais d'une manière si déconcertante où seul reste le goût de la difficulté. 

Et cette ductilité qui est la contenance extensive de la raison prenant la forme de la passion n'est rien d'autre que l'asservissement de la volonté à la puissance qui l'oriente dans ses prises de position jusqu'à remédier de chaque situation où le déni de conscience porte en lui les conditions psychiques de l'anescience (1) ainsi que J.-P. Sartre dit de manière à marquer le phénomène : "Il existe une quantité infinie de réalités qui ne sont pas seulement objets de jugement, mais qui sont éprouvées, combattues, redoutées, etc. par l'être humain, et qui sont habituées par la négation dans leur infrastructure, comme une condition nécessaire de leur existence. Nous les appellerons négatités. Kant en avait entrevu la portée lorsqu'il parlait de concepts limitatifs (immortalité de l'âme), sortes de synthèses entre le négatif et le positif, où la négation est condition de positivité", et où son irrévocabilité est anescience.

Un exemple : s'il en va ainsi de la persuasion médiatique de nos jours, c'est à la fois dans une expectative démonstrative, délibérative et judiciaire où la rhétorique est plus un instrument politique que philosophique.  

(1) : Anescience : Qui ne fait pas de confusion entre l'esprit et les instances psychiques, libre dans son herméneutique, donc.

 

 

 

 

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 23:59

L'esprit de la nuance est plein de correction

Il navigue en un lieu où l'océan est calme

Là où les plongeurs en profondeur n'ont de palme

Que pour guetter le fond tout en appréhension. 

 

Il sait féliciter ce qui fait différence 

Dans la déconstruction vers la libération

Jusqu'à rendre inconscient le jeu de prétention

Qui s'anime là où est l'art dans l'insouciance. 

 

Car quand je pratique un peu de sa qualité

C'est que ma conscience est pleine d'humilité

Là où le faux-semblant est une stratégie. 

 

Certes il en va de son cœur quand l'idéal

Me touche de l'extrême où il se fait féal

A resplendir dans l'ombre et rejeter la vie. 

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 18:12

Comme je vais le montrer, l'aliénation (1) n'est pas un surinvestissement de l'avoir sur l'être et c'est pourquoi il faut partir du fait que l'entente de l'être (2) n'est pas qu'un intérêt mais une possibilité qu'a l'étant (3) de faire de son être un point de contact avec la réalité. Et pourquoi un point de contact plutôt qu'une sujétion ? Parce que la réalité ne peut être subsumée (4) sous une identité alors que c'est essentiellement l'inverse qui se produit. Et à partir de là la réalité est ce qui vient préoccuper l'essence de l'être (5) dans la particularité propre de son identité. 

Nous devons maintenant étudier comment circule l'essence de l'être dans son rapport à l'identité et déjà il est clair qu'il cherche d'abord à se fixer sur la réalité et donc sur ce qui préoccupe cet état de fait. Mais le fait est en tout et pour tout déjà la préoccupation elle-même, ce qui veut dire que son état ne peut qu'être que ce qui fait l'entente de l'être. Donc l'entente de l'être ne peut être qu'un rapport intrinsèque avec son étant d'où il est plus que vraisemblable que l'avoir n'y soit qu'un projet extérieur dont l'ambition ne saurait tenir que d'une disposition à la fois interne et exclusive. 

Or l'aliénation est le point de contact de la table rase (6) où elle invective l'être pour lui permettre d'en être avec ce qu'il ne veut pas être, et en cela elle ne saurait être que l'accomplissement d'une inauthenticité et non l'activation d'un degré de liberté faisant de l'être une entité autrement insécable. La psychologie cible la table rase ainsi qu'un innéisme qu'il faudrait revivre ainsi que P. Ricoeur dit : "Entre échecs et attentes, joies et idéaux, le soi vivant et témoignant se raconte comme cette tension native et narrative qui lie et relie l'histoire et l'absolu". 

Mais cette résilience est une affectation de la table rase ainsi que M Heidegger dit : "Il tient au Dasein (7) d'être chaque fois sa possibilité, cet étant peut en son être se "choisir", se trouver lui-même, il peut se perdre, c'est-à-dire soit ne jamais se trouver, soit ne se trouver que par le semblant." Ainsi le faux-semblant est ce qui actualise l'étant là où son être se conforme à ce qui le délie de l'échec pour au mieux anticiper l'état d'esprit de son schéma.  

 

(1) : Aliénation : Qui a un sens social chez K. Marx dans le sens de la dépossession de la propriété et que j'ai repris dans un ordre psychologique sans m'écarter du caractère de son inauthenticité ontologique. 

(2) : Entente de l'être : Ce qui crée le rapport de l'être avec son existant. 

(3) : Etant : Qui est le référant à l'existence de l'être et qu'on appelle la copule. 

(4) : Subsumer : Est déjà employé chez Saint-Thomas d'Aquin et Descartes et ce verbe veut dire : "référer une espèce à un genre".

(5) : L'essence de l'être : Est une formule-type de l'ontologie (science de l'être) qui exprime ce qui est à l'origine d'une forme quelconque d'existence. 

(6) : Table rase : Est quelque chose de très simple quand on utilise l'expression : "faire table rase de quelque chose..." et elle ne tient que des sophistes de l'époque de Platon.   

(7) : Dasein ou être-là : A ne pas prendre littéralement et qui veut aussi dire "réalité humaine" en allemand et où son être est en circulation dans l'existence et y prend position. 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 14:40
Citations pragmatiques en vue de référencements

Références philologiques :

Mircea Eliade ; Le chamanisme : « Mais, sous un certain angle, toutes ces expériences contemplatives s’équivalent : partout nous retrouvons la volonté de dépasser la condition profane, individuelle, et d’atteindre une perspective trans-temporelle ; qu’il s’agisse d’une ré-immersion dans la vie originaire afin d’obtenir un renouvellement spirituelle de tout son être ou (comme dans la mystique bouddhiste et le chamanisme esquimau) d’une délivrance de l’illusion charnelle, le résultat est le même : retrouver en quelque sorte la source même de la vie spirituelle qui est tout à la fois ‘vie’ et ‘vérité’ ».

Henri Bergson ; L’intuition philosophique : « La matière et la vie qui remplissent le monde sont aussi bien en nous ; quelle que soit l’essence intime de ce qui est et de ce qui se fait, nous en sommes. Descendons alors à l’intérieur de nous-mêmes : plus profond sera le point que nous aurons touché, plus forte sera la poussée qui nous renverra à la surface. L’intuition philosophique est ce contact, la philosophie est cet élan. »

Schelling ; Nature et esprit : « La nature doit être l’esprit visible, l’esprit doit être la nature invisible. C’est donc ici, dans l’identité absolue de l’esprit en nous et de la nature en dehors de nous, qu’il faut résoudre le problème de savoir comment une nature est possible en dehors de nous. »

Aristote ; Poétique : « La poésie est quelque chose de plus philosophique et de plus grande importance que l’histoire. »

Gilles Deleuze ; Le Bergsonisme : « Peut-être est-ce le tort le plus général de la pensée, le tort commun de la science et de la métaphysique, de tout concevoir en termes de plus et de moins, et de ne voir que des différences de degré, ou des différences d’intensité, là où plus profondément il y a des différences de nature ».

Paul Ricœur ; Résilience : « Entre échecs et attentes, joies et idéaux, le soi vivant et témoignant comme cette tension native et narrative qui lie et relie l’histoire et l’absolu. »

Emil Cioran ; Classicisme : « L’homme qui pratique la lucidité pendant toute sa vie devient un classique du désespoir. »

Emil Cioran ; Connaissance : « Quand Mâna, le Tentateur, essaie de supplanter le Bouddha, celui-ci lui dit entre autre : « De quel droit prétends-tu régner sur les hommes et sur l’univers ? Est-ce que tu as souffert pour la connaissance ? » C’est la question capitale, peut-être unique, que l’on devrait se poser lorsqu’on s’interroge sur n’importe qui, principalement un penseur. On ne saurait assez faire le départ entre ceux qui ont payé pour le moindre pas vers la connaissance et ceux, incomparablement plus nombreux, à qui fut départi un savoir commode, indifférent, un savoir sans épreuves. »

Francis Bacon ; Nature : « On ne triomphe de la nature qu’en lui obéissant. »

Aphorismes et citations personnels ;

Philosophie : « Il ne faut pas faire de la philosophie pour faire de l’abstraction, mais faire de l’abstraction pour faire de la philosophie, au risque d’opacifier la pensée. Et selon ce procédé quand la philosophie aura trouvé sa priorité, elle aura gagné en unité. »

Modestie : « La modestie n’a pas besoin d’occultation ni de déni pour être ce qu’elle est : elle peut être une prétention ainsi qu’en une affirmation de soi sans que cela soit un paradoxe ou une contradiction, puisqu’il lui faut vivre à défaut de se tasser de manière inerte. »

Délire : « Si l’on imagine les lignes de fuite comme représentant le délire, elles le sont d’autant plus qu’elles forment un écart à l’endroit de la réalité et que leur projection permet d’en mesurer l’acuité. »

Liberté aliénée : « Qu’il n’y ait pas de liberté sans aliénation, on ne saurait me faire révoquer cette réalité-là ! Car et au moins pour cela les voies du seigneur sont impénétrables et d’autant plus incommensurables. »

Obscurantisme : « Il faut faire de l’abstraction pour faire de la philosophie et non pas faire de la philosophie pour faire de l’abstraction. En effet et autrement on ne fait qu’opacifier la pensée et cela s’apparente à une forme d’obscurantisme qui nie la transparence et cela au détriment de la clarté et de la concision et cela dans le seul but de faire de la connaissance un pouvoir et non pas reconnaissance de son bien infini. »

Négatité : « Ce que les négations confèrent au champ des possibles, elles le recèlent au-delà des frontières de l’immanence. »

Exil avancé : « L’humour ne sait rapatrier l’humeur, que si la mise à jour se fait sans heurt… »

Schizophrénie : « Seul un schizophrène est inséparable à ce qui le lie à l’irréalité de ce qu’on appelait démence précoce mais qui peut aussi être une pensée qui elle-même est une réalité temporelle et mouvante qui n’a peut-être pas le vrai sens de sa faisabilité. »

La connaissance de Soi : « On ressemble toujours à une forme d’inconnaissable, d’où une intimité qui a la particularité à la fois positive et insuffisante d’être insécable ! »

Mauvaise foi : « Le diable c’est quelqu’un qu’on ne rencontre jamais qu’au summum de la mauvaise foi. »

Réalité : « La réalité n’est pas qu’une opinion d’opportunité puisqu’elle doit se saisir au moment où la plénitude ne fait pas d’elle qu’une nature morte. »

Etre et paraître : « L’apparence n’est qu’une contrepartie de ce que nous sommes. »

Absolu : « Pour moi l’absolu n’existe pas : je ne vois dans la jalousie qu'une aberration subjective. »

Contre-témoignage : « La vue de l’esprit n’est qu’un contre-témoignage de la réalité. »

Inconscient : « On voudrait penser à quelque chose d’autre et, pourtant, on ne fait que passer à autre chose. Ce décalage intempestif est une preuve de l’existence de l’inconscient qui met à l’épreuve notre conscience de l’aspect limitatif des choses. »

Absence : « Ce n’est pas parce qu’on y pense pas, qu’on y est pas. Car dans l’altérité de la raison tout nous échappe et pourtant notre conscience vit cette déraison. »

Fugacité : « La fugacité est à la fois une instabilité ouvrée et une insatiabilité ouvrable. »

Mesure : « Platon rapporte une parole de Protagoras dans le Théétète : « De toutes choses l’homme est la mesure. » Mais la mesure à partir de là est tout autant une part d’insondable que d’ineffable, degré pour le premier, la mesure est aussi une nature à déceler. »

Animal rationnel : « L’homme est un animal rationnel puisqu’il tire sa raison de son innéisme. »

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 18:05
Volonté de puissance et Pathos

Par la suite de ce que nous avons vu dans le texte sur les échafaudages de la psyché, nous pouvons dire que l’Idéal du Moi désigne une attitude extravertie dans le sens de l’érotisme de Freud, que le Moi Idéal désigne une attitude introvertie narcissique dans le sens de la volonté de puissance d’Adler ou de Nietzsche, et le Surmoi un équilibre de la qualité collectif et cela selon Jung.

Nous pouvons aussi dire que « passer de la raison à la vérité » (de l’objet au sujet), c’est aller de l’intelligence subjective, par la raison, vers la réalité objective, attitude introvertie du Moi Idéal. Inversement « passer de la vérité à la raison » (du sujet à l’objet), c’est aller de la réalité par les sens, vers l’intelligence, attitude extravertie du Moi Idéal.

Mais pour ce qui est de la volonté de puissance, c’est un peu plus complexe. En effet et pour partir de l’anticipation de Nietzsche, il faut considérer que celui-ci voyait dans la volonté de puissance un surplus de volonté de vie et donc si on s’en tient là, la volonté de puissance ne tiendrait pas à une forme de narcissisme exclusive comme semble l’affirmer Adler et donc simplement d’un instinct de vie ou Eros.

En effet pour Adler le narcissisme n’est une volonté de puissance que parce qu’il compense un complexe d’infériorité à part entière. Ainsi pour Adler la volonté de puissance est une réaction contre un déficit physiologique alors qu’au contraire elle était pour Nietzsche une action portée en avant vers la vie (ce qui d’un point de vue objectif est la même chose). Donc du côté de Nietzsche on a une action vitale et du côté d’Adler une réaction morbide pour la même conception.

Or Nietzsche parlait déjà de réaction comme étant celle de la vérité comme étant le symptôme de la généalogie de la morale alors que l’action portait le flambeau d’une illusion qui était la réparation à nos souffrances altières. Freud et Jung voient en Nietzsche un névrosé et ce n’est pas étonnant puisqu’il était porté par l’intimisme de la volonté de vie et que c’est cela la névrose que d’être porté par un désir d’extraversion sans pouvoir l’accomplir alors que la psychose observe quant à elle davantage une introversion (ce qu’on appelle le détachement de la réalité) et un excès de narcissisme (orgueil), ainsi qu’une pudeur excessive, ces trois derniers traits considérant l’instinct de mort ou Thanatos.

Mais la plus remarquable découverte de Nietzsche se révèle dans la représentation de ce que j’ai appelé pathos dans mon schéma des correspondances où il estime qu’il faut trouver un point d’équilibre entre Eros et Thanatos et que ce n’est qu’en ce point d’ancrage où se recouvre la raison que le véritable pathos apparaît, c’est-à-dire toute la profondeur passionnelle qui unit les instincts de vie et de mort.

 

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  • : Armand de Lesquivir
  • : Ci-présent vous trouverez des analyses, des poèmes en prose et des études philosophiques. Je cultive ma vocation dans les arts, poésie et philosophie. Goût pour les sensations nouvelles: rencontres, tourisme, la nature et la gastronomie. Aime donc le voyage, qu'il soit intellectuel ou contemplatif... Apprécie les langues anciennes pour leur puissance d'évocation et de conception et les langues actuelles pour leur utilité. Donc philologue mais qui n'oublie pas la réitération de l'histoire des langues sur les sciences humaines actuelles.
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